Lancement de la caféologie – dépêche AFP

Paris, le 17 février 2006.

Déjà célèbre pour sa haute couture, ses vins et sa gastronomie, Paris est peut-être en passe de devenir la capitale du café grâce à une ancienne diplomate guatémaltèque, Gloria Montenegro, qui a ouvert la première Académie de « Caféologie » du monde. « Nous sommes de grands ignorants : même les grands pays producteurs ne savent pas comment déguster leur propre café », lance Gloria Montenegro derrière le comptoir de « la Caféothèque de Paris », un centre inauguré en septembre 2005 et parrainé par l’Organisation internationale du café (OIC).

Dans ce petit local situé sur la rive droite de la Seine, à deux pas de l’Hôtel de Ville, quelque 70 pays producteurs, du Yémen à la Tanzanie, en passant par la Côte d’Ivoire, la Colombie, la Bolivie ou Cuba, exposent leurs échantillons, torréfiés à la vue des clients. « C’est un catalogue vivant et actualisé des cafés du monde entier », dit Gloria Montenegro, directrice générale de la Caféothèque. « Nous sommes les premiers à parler d’appellation d’origine, c’est-à-dire non seulement d’un pays, mais d’une plantation et d’une région précises. C’est en cela que ce centre est unique. »

Dès 2001, elle avait fondé l’association « Connaissance du café » qui a délivré 70 prix internationaux à des plantations du Pérou, de Colombie, du Guatemala, d’Inde, d’Éthiopie et du Salvador. Comme pour le vin, celui qui déguste un café doit pouvoir déceler son acidité, sa douceur, sa longueur en bouche, son équilibre et son corps. Des dégustations mensuelles ont lieu au célèbre restaurant parisien Le Procope.

Gloria Montenegro est convaincue qu’une tasse de café peut avoir la même noblesse qu’un grand vin et être tout aussi bénéfique pour la santé.